Les “migrants” fuient-ils des pays en guerre ?

16 juin 2019 Off By Romain
Les “migrants” fuient-ils des pays en guerre ?

Article paru sur Damocles en mai 2019.


Les faits

« Il faut accueillir les migrants parce qu’ils risquent leur vie ». Depuis 2015, la même phrase est répétée en boucle par les défenseurs de l’arrivée de « migrants » en Europe. Cette année-là, la photo du petit Aylan, retrouvé mort sur une plage turque, lance une nouvelle phase émotionnelle en faveur de l’immigration. L’image fait la Une des médias politiquement corrects, ceux-là mêmes qui trouvent indécent de montrer les morts des attentats islamiques. Au total, ce sont plus d’un million de personnes, dont la moitié de « Syriens », qui finissent par rejoindre l’Europe en 2015 selon Libération. Sans que jamais les peuples européens n’aient été consultés sur la question.

Très vite pourtant, la réalité rattrape la propagande : près de 70% des « migrants » ayant traversé la Méditerranée sont des hommes adultes, selon le Haut-Commissariat des Nations unies (UCR).L’organisme, pro-migrants, peine à éviter la question qui fâche : pourquoi les familles sont-elles massivement absentes du flux d’immigrés ? S’ils fuyaient seulement la guerre, ces derniers ne laisseraient pas femmes et enfants derrière eux. Restés à l’arrière, la plupart de ces femmes et de ces enfants n’attendent en vérité qu’une chose : rejoindre celui qui est parti pour l’Eldorado européen. Car la motivation des « migrants » se révèle largement économique.

Loin de l’image médiatique de victimes emplies d’innocence, les « migrants » n’hésitent pas à employer tous les moyens imaginables pour arriver à leur fin. « Parmi les personnes qui se disent syriennes, 13 % ne le sont pas » révèle en 2015 Fabrice Leggeri, directeur de l’agence européenne de surveillance aux frontières, Frontex. Entre janvier et juillet 2017, les Syriens ne représentent en vérité plus que 6,5% des « migrants » ayant traversé la Méditerranée, dépassés par des nationaux de pays qui ne sont pas en guerre, comme le Bangladesh et la Côte d’Ivoire. Les Guinéens, eux, « se hissent au deuxième rang des demandes d’asile en France » en 2018, selon Le Monde, évoquant la « faiblesse de l’économie » et le « chômage des jeunes » comme raisons principales de la venue en France.

Le constat est le même partout en Europe. Dans le rapport 2016 de Médecins du Monde, seuls 13,7% des « migrants » déclarent avoir fui la guerre. Au contraire, 53,1% d’entre eux citent avant tout des raisons économiques. En Italie, en 2017, seuls 5 à 8% des « migrants » se voient accorder l’asile en tant que réfugiés mois après mois, selon les données du ministère de l’Intérieur. Tous les autres sont des « migrants » économiques. « Des pauvres qui fuient la guerre ? Les chiffres montrent le contraire » abonde Anna Bono, experte en Histoire et institutions de l’Afrique à l’Université de Turin. Mais quelle que soit la réalité des chiffres, un même barrage pro-migrants est à l’oeuvre au sein des médias politiquement corrects.

Le choix des mots médiatiques

En 2015, le terme de « migrants » a été imposé dans le discours médiatique pour tenter de faire oublier la réalité de clandestins forçant les frontières et la souveraineté des États européens. L’idée de « migration » laisse à penser à un mouvement indolore, inéluctable et naturel comme pour les oiseaux selon les saisons. Néanmoins, devant la multiplication des exactions commises par les « migrants » en Europe, le mot devient rapidement péjoratif. Afin de pouvoir continuer à manipuler l’opinion, de nombreux intervenants médiatiques se mettent donc à désigner automatiquement ces « migrants » de « réfugiés ».

Car le mot « réfugié » garde une lourde signification dans l’imaginaire collectif. Il évoque les êtres persécutés dans leur pays d’origine. Il fait appel à nos réflexes chrétiens de compassion, de charité, de tolérance, d’amour de l’Autre. Mais si la France a une tradition d’accueil de réfugiés politiques, celle-ci s’est longtemps limitée à une poignée d’individus triés sur le volet. À l’opposé des foules déferlant désormais sur le continent européen. Le dévoiement de la notion de « réfugié » va de pair avec celui de l’asile. En 2014, près de 96% des déboutés du droit d’asile restent en France et ne sont pas reconduits à la frontière, selon les chiffres de la Cour des comptes rapportés sur LCI. Un pourcentage énorme et stable depuis lors, comme si nos lois n’avaient aucune importance, aucune effectivité.

Devant une telle incurie, ne reste aux médias politiquement corrects que la culpabilisation des Français vis-à-vis de leur Histoire pour défendre l’idéologie immigrationniste. Les vagues de « migrants » depuis 2015 sont ainsi régulièrement comparées sur les plateaux de télévision à l’exode de 1940, quand des millions de Français ont fui l’invasion des troupes allemandes. Sauf qu’il s’agit là d’une arnaque historique et intellectuelle. Concernant 1940, sans même parler du fait que ces Français fuyaient au sein de leur propre pays, en guerre, les témoignages demeurent de familles soudées, du nourrisson à la grand-mère, errant en silence sur les routes, dignes dans leur malheur. Le constat est bien différent aujourd’hui, tant dans la composition que dans l’attitude des « migrants ».

Si ces derniers ne cherchaient qu’à « vivre en paix » comme le prétend la doxa médiatique, ils s’arrêteraient dans le premier pays qui n’est pas en guerre. Surtout, ils ne pratiqueraient pas la violence pour s’imposer de force aux pays européens. Les images d’affrontements entre « migrants » et forces de l’ordre se sont multipliées aux frontières européennes, comme en Grèce ou à Ceuta, ville autonome espagnole en Afrique du Nord. En juillet 2018, plus de 600 « migrants » y attaquent la frontière espagnole et blessent 22 policiers avec de la chaux vive et des lance-flammes faits maison. Les clandestins qui arrivent à passer la frontière sont alors applaudis et soutenus par des membres d’associations pro-migrants. Une véritable invasion, devant laquelle les peuples européens sont rendus à la paralysie et à l’impuissance, faute de nommer le mal.

Ce que certains médias oublient un peu vite

Il faut généralement s’en référer à la presse étrangère pour obtenir des témoignages éloquents. En janvier 2016, le média belge 7sur7 relaie les propos d’un policier allemand, quelques jours après les agressions sexuelles de masse à Cologne, commises par des immigrés. « Au cours de ces derniers mois, j’ai simplement enregistré une seule plainte contre un citoyen allemand. Pour le reste des plaintes, elles concernaient uniquement des migrants » confie le policier, évoquant les femmes régulièrement harcelées à la gare de Munich. Avant d’ajouter : « Lorsqu’on intervient, les migrants nous crient : “Vous n’êtes pas ma police, vous êtes raciste”. Quand un migrant fuit lors d’un contrôle de police, nous ne pouvons pas l’arrêter. Ces ordres viennent d’en haut. »

Le sentiment d’impunité des « migrants » se retrouve aussi en France, parmi les prétendus « mineurs isolés ». Nombre d’entre eux « perdent » leurs papiers d’identité avant d’arriver en France, puis prétendent être mineurs afin d’être pris en charge de manière inconditionnelle par l’aide sociale à l’enfance (ASE), financée par vos impôts. « À chaque fois, le scénario est le même. Les jeunes, pour la plupart originaire d’Afrique de l’Ouest, de Guinée Conakry ou du Mali, arrivent en train sans papiers, se présentent d’eux-mêmes au commissariat de Dax ou de Mont-de-Marsan. Ils racontent être nés au début des années 2000, et donc, être mineurs » relate France Bleu début 2018.

« Un rapport sénatorial publié en juin 2017 évalue à 40% au mieux la proportion d’individus vraiment mineurs et vraiment isolés » selon Le Figaro Magazine, précisant que « le système de protection des mineurs est massivement détourné par des adultes ». Pendant ce temps, le coût pour le contribuable français est estimé à 1,9 milliards d’euros par an selon Jean-Louis Thiériot, député et président du conseil départemental de Seine-et-Marne. Et le gouffre économique ne cesse de se creuser. « Les services d’aide sociale à l’enfance ont pris en charge plus de 25 000 “enfants migrants” en 2017, soit 92 % de plus qu’en 2016 » poursuit Le Figaro.

La question des faux mineurs étrangers pose celle des conditions d’arrivée en France. En septembre 2017, le président de l’Assemblée des départements de France, Dominique Bussereau affirme que ces « ces jeunes arrivent via des réseaux de passeurs. Ils se présentent avec des fiches plastifiées déjà prêtes, contenant les noms et les numéros de téléphone de nos travailleurs sociaux ». Un an et demi plus tard, le ministre de l’Intérieur LREM, Christophe Castaner, est obligé de reconnaître à son tour la collusion entre « les trafiquants de migrants et certaines ONG » les transportant en Méditerranée, phénomène pourtant qualifié de « fake news » pendant des mois.

Ce que l’on peut en penser

Les propos du ministre En Marche de Macron suscitent immédiatement une levée de boucliers dans les médias politiquement corrects, avides de préserver le récit pro-migrants à l’oeuvre depuis 2015. Mais l’aveu de Castaner est bien tardif. En Italie, la Justice a placé sous séquestre l’Open Arms, navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, depuis mars 2018. Un an plus tôt, le procureur de la ville de Catane, en Sicile, Carmelo Zuccaro, affirmait déjà que les ONG « faisaient partie d’un système profondément erroné qui confie les portes d’accès à l’Europe à des trafiquants et à des criminels sans scrupules ». S’appuyant sur un rapport de Frontex, Zuccaro évoquait des navires privés récupérant les « migrants » en mer « comme des taxis » rapporte 20 minutes.

Tandis que l’Open Society Foundations du milliardaire Georges Soros finance des organisations pro-migrants en Italie et ailleurs, les Français, eux, doivent subir la propagande des médias politiquement corrects et les témoignages de « migrants » à bord de l’Aquarius, navire de l’ONG SOS Méditerranée. La question de savoir si ces « migrants » viennent ou non de pays en guerre passe progressivement au second plan. Après avoir reconnu que le Sierra Leone est sortie de la guerre civile depuis plus de dix ans, un journaliste de RTL tombe le masque : « d’autres facteurs poussent une partie de la population à fuir ». Et de déployer l’éventail infini des raisons censées justifier l’arrivée de « migrants » : les conditions climatiques, la pauvreté, la maltraitance… ou encore l’excision, qui touche désormais près de 60 000 femmes en France, suite à l’immigration massive.

En fin de compte, la provenance ou non de pays en guerre semble n’avoir jamais été qu’un prétexte pour les militants immigrationnistes. Une discussion rationnelle sur le sujet poserait la question des limites évidentes à l’afflux d’immigrés. En 2016, plus de 65 millions de personnes dans le monde fuient la guerre ou la persécution, selon le HCR. Faudrait-il pour autant les accueillir tous ? Le flou autour des termes employés par les pro-migrants mériterait lui aussi de tomber : où commence le fait d’être « en danger » d’un point de vue du droit ?

Même les pays en guerre contiennent pour la plupart des régions à l’abri du conflit. « On remarque que beaucoup d’immigrants sont originaires du sud du Mali par exemple, alors que le conflit y était plutôt localisé au Nord » reconnaît la militante pro-immigration Catherine de Wenden dès 2015 pour AtlanticoDevrait-on carrément accueillir en France les habitants de tous les pays en guerre aujourd’hui dans le monde ? Puis les habitants des pays qui seront en guerre demain ? Quelques secondes de réflexion suffisent à discréditer définitivement les raisonnements immigrationnistes.

L’absence de véritable débat sur l’immigration apparaît chaque jour davantage comme une insulte faite à nos concitoyens. En juin 2018, un sondage Elabe révèle que 61% des Français considèrent la politique migratoire et d’asile de la France trop laxiste. 70% s’opposent à l’accueil de « migrants » économiques. 67% soutiennent la décision de l’Italie de fermer ses ports aux bateaux d’ONG transportant des « migrants ». Voilà où se situe la véritable majorité dans notre pays. Du côté, par exemple, d’un Éric Ciotti quand il traite le militant Cédric Herrou de « passeur » de migrants. La Justice vient d’ailleurs de débouter Herrou dans sa plainte pour diffamation. Reste aux Français à se mobiliser pour faire entendre leur voix majoritaire et mettre la pression sur les responsables politiques. Signez la pétition pour exiger un référendum sur l’immigration : https://damocles.co/referendum-immigration/.


Article complet sur Damocles disponible ici .

En complément :

  • Lire l’article sur Damocles paru en 2018 intitulé “Immigration: Le laxisme en marche”, disponible ici .