Marina, 8 ans, torturée à mort par ses parents: des associations attaquent l’Etat

10 août 2019 Off By Catherine
Marina, 8 ans, torturée à mort par ses parents: des associations attaquent l’Etat

Article de Loic Venance sur France Soir publié le 6 Août 2019 (depuis un article paru dans Le Parisien).


Dix ans après la mort de Marina Sabatier, huit ans, torturée à mort par ses parents en 2009 des associations poursuivent le combat pour faire condamner l’Etat. Le Parisien revient ce mardi sur cette affaire.

Des associations de défense des droits de l’enfant ont décidé de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme. Dix ans après la mort de la petite Marina Sabatier, 8 ans, en août 2009 après des années de tortures innommables imposés par ses parents, les associations tentent de faire condamner l’Etat pour faute lourde dans cette affaire.

En effet, comme le rapporte le journal Le Parisien, “un an avant sa mort, Marina avait été entendue par les enquêteurs à la suite d’un signalement – le seul, en dépit de multiples alertes et d’une impressionnante «liste des blessures» établie par les différentes écoles de la fillette“. Les gendarmes avaient d’ailleurs entendu l’enfant qui avait exonéré ses parents, un mensonge qu’elle avait appris par cœur. Un enquêteur s’était déplacé au domicile des tortionnaires et n’avait rien constaté de suspect, malgré l’absence manifeste de la petite fille.

Les parents de Marina portaient régulièrement coups de pied, coups de poing, coups de ceinturons, et infligeaient de nombreux sévices comme des douches froides, la mise de la tête sous l’eau dans la baignoire jusqu’à suffocation, la privation de nourriture sur plusieurs jours. Ils imposaient des punitions comme marcher pieds nus sur un sol rugueux avec un sac lourd, bâillonner parfois leur fille avec du ruban adhésif, ou l’attacher à son lit.

Le père et la mère de Marina étaient “capables d’attacher l’enfant affamée à un radiateur, un hamburger posé devant elle, hors de sa portée…“, a rappelé un avocat au journal.

La tante, la grand-mère, des enseignants ainsi que le médecin scolaire de la petite fille avaient tenté d’alerter les services sociaux, en vain. Marina a été tuée par ses parents lors d’une séance de violence particulièrement brutale dans la nuit du 6 ou du 7 août 2009. Son corps avait été caché par son père qui avait prétendu un temps qu’elle avait été enlevée sur le parking d’un fast-food. L’enquête avait permis de mettre en lumière l’extrême maltraitance dont était victime l’enfant martyr.

Après un procès éprouvant, les parents avaient été condamnés à 30 de prison ferme. Éric Sabatier, le père, est mort en prison en septembre 2016 d’un cancer foudroyant à l’âge de 44 ans.

Fait rarissime, en 2017 la CEDH avait adressé une requête officielle à l’Etat français afin de savoir s’il a vraiment “respecté son obligation de protéger Marina contre les agissements de ses parents” avant que celle-ci meure.


Article complet sur France Soir disponible ici .

En complément :

  • Lire l’article paru dans Europe1.fr intitulé “Marina : “Bonne nuit maman à demain”” et disponible ici .